Le pivot d'Héricy

Mes critiques littéraires

posté le 30-10-2018 à 06:31:29

Les fugueurs de Glasgow de Peter May

                                                     Autant j'ai été séduit par ma première lecture d'un roman de Peter May, autant ce roman ne m'a pas vraiment emballé. Comme un exercice de style ou un reportage journalisitique dans une histoire qui ne m'a pas convaincu. 

 

  Pourtant le "pitch" est aguicheur: Il y a 50 ans environ puisque l'action se déroule en 1965, 5 copains dans le vent, tous musiciens, organisent un départ en forme de fugue (puisqu'ils sont mineurs) et tentent l'aventure musicale à Londres. Ils ont formé un groupe de rock appelé "The Shuffles" qui fait des reprises, en particulier des Beatles. Evidemment (ou pas), tout ne se déroule pas comme prévu lors de leur voyage et ces jeunes garçons ne se retrouvent pas autant dans le vent que d'autres contemporains plus talentueux...Outre les problèmes d'argent, il y a les problèmes de coeur, de drogue et ils sont l'appât des mauvaises rencontres. Et puis, et puis, puisque nous lisons un policier,  un crime est commis avant l'éclatement du groupe.

  2015 donc 50 ans plus tard, 3 vieux briscards de la bande tentent à nouveau l'aventure pour donner des des explications à cette histoire.      Un crime, un autre, vient d'être commis et l'on va reprendre une deuxième fois le chemin de Londres avec le groupe en partie reconstitué. Certes, c'est assez rocambolesque puisque les "vieux" héros sont un tantinet arthrosés: Jack, le narrateur, embarque son neveu pour conduire la deuxième équipée; Dave s'extirpe de son triste contexte social en tentant de contrôler son alcoolisme chronique; Maurie, quant à lui, est en phase terminale et va devoir s'échapper en fauteuil roulant de l'hôpital pour intégrer le groupe (la scène de l'évasion a un côté très "club des cinq" !)...tout est prêt pour revivre le passé...

  De chapitre version ado en chapitre version senior donc, on va suivre les héros dans leurs voyages à travers l'Ecosse et l'Angleterre. Et bien que le livre soit assez intéressant puisqu'il dépeint à 2 époques différentes le Royaume-Uni avec l'engouement musical des sixties et le côté social (Peter May fait un peu penser à Ken Loach), je l'ai trouvé vraiment pauvre au niveau de son intrigue. Je n'ai jamais vraiment adhéré à ces personnages trop convenus et caricaturaux. La fin, quant à elle, est poussive et un peu mièvre...c'est vraiment tiré par les cheveux !

 


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posté le 18-09-2018 à 06:45:05

Fugue polonaise de Beata de Robien

 

 

Pour qui s'intéresse (ou bien est curieux, voire nostalgique) de l'époque de l'après-guerre dans un des pays du bloc commmuniste, ce livre peut vraiment plaire. C'est l'histoire de Bashia, une jeune fille de 16 ans, étudiante brillante en littérature et en Français pour lequel elle voue une véritable passion. On peut aisément comprendre pourquoi: sa maman a quité la Pologne pour la France et Bashia n'en a aucunes nouvelles.

Alors Bashia vit dans un grand appartement avec sa grand-mère, son père Karol et son oncle Roman ainsi que leur vieille servante restée attachée à la famille; une famille qui, avant le temps des Soviétiques, faisait partie de la bourgeoisie du pays. Ayant subi une migration à la suite de la refonte des frontière russo-soviétiques à la fin de la 2ème guerre mondiale, la famille Zborawska a été obligée de quitter leur grande maison pour la vie en HLM à Cracovie.

On est en 1953 (mort de Staline) et la Pologne vit sous administration communiste, le pays étant complètement sous le joug des russes. Pour l'exaltée jeune fille Bashia, pas facile de vivre dans un pays de privations, de délations et d'endoctrinement. D'autant plus que sa famille ne fait pas partie du Parti au pouvoir et est donc dans le collimateur de la police politique. Plusieurs raisons à cela: personne, sauf le père de Bashia qui est médecin, ne participe à la construction ou reconstruction de la Pologne; la famille Zborawska est issue de la bourgeoisie; l'oncle Roman refuse de travailler et critique le régime et enfin, la petite Bashia est plutôt révoltée dans son lycée et voue une admiration sans faille pour la France.

A tel point qu'elle tombe amoureuse de Christian, un jeune garçon français, communiste idéologiste qui vient découvrir le pays. Forcément, tous les 2 ne voient pas l'avenir de la même façon. Pour lui, le communisme c'est un idéal, l'espoir d'une société plus juste; pour elle, c'est un monde de sanctions et de délations où elle n'a aucun avenir et qu'il faut fuir absolument. Difficile histoire entre eux d'autant plus qu'elle découvre avec lui l'amour...et qu'il n'est pas partagé de la même façon.

Ce livre, facile à lire et riche historiquement, est remarquable. Il est bourré d'humour. La critique acerbe de la société communiste pose le décor historique et les événements sont soit tristes, soit truculents. Du vécu, assurément. Les personnages, hauts en couleur, ont chacun leur rôle: certains emboitent le pas au régime totalitaire et obtiennent des compensations et un relatif confort matériel, d'autres sont dans la contestation et subissent la suspicion et les représailles.

La fin qui se déroule en 2001 est vraiment très surprenante...mais n'en disons pas plus. A lire donc, je recommande ...et spécialement pour celles et ceux qui connaissent un peu la Pologne! 

 


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posté le 19-04-2018 à 05:55:17

L'homme de Lewis de Peter May

 

 


C'est à Barcelonnette dans la vallée de l'Ubaye, bien loin des rigueurs climatiques des îles Hébrides écossaises que j'ai découvert ce roman et cet auteur. Un vrai bon roman, franchement je me suis régalé. "L'homme de Lewis", je m'en suis rendu compte après le choix dans l'excellente librairie "Imaginez" est le 2ème tome d'une trilogie écossaise, mais il n'est pas obligatoire de lire le premier opus pour le savourer.

 

 Elément omniprésent, incontournable parmi ceux décrits par Peter May dans cette nature sauvage, la tourbe, cette matière qui se décompose et que l'homme utilise pour se chauffer, va être le lieu de découverte d'un cadavre. Ca pourrait être un départ d'intrigue tout à fait banal mais là, il se trouve que le corps du jeune homme retrouvé est dans la tourbe depuis au moins 55 ans...et qu'il est en parfait état. Enfin, presque, suffisamment pour qu'on y trouve quelques renseignements: l'homme a été étranglé, on lui a aussi tranché la gorge, sur l'avant-bras droit, il possède un tatouage d'Elvis Presley avec la mention Heartbreak Hotel (titre de 1956) et sur la peau de son dos, la couverture a déteint et a laissé la trame d'un tartan. Et puis L'ADN révèlera la parenté du corps avec un vieux monsieur appelé Tormod qui n'a plus toute sa tête...

  Parallèllement à ce crime, Fin MacLeod, ancien flic démissionnaire, retourne sur l'île de son enfance à la suite du décès de son fils à Glasgow. Et c'est à lui que le flic de service sur l'ïle va s'adresser pour dénouer cette énigme et fouiller le passé qui entoure le vieux Tormod.

 

  Je ne veux pas en raconter plus car l'intrigue est vraiment originale et savamment dosée entre l'histoire familiale de l'enquêteur (la perte d'un enfant, ça plombe une vie...!), le poids du passé (Fin, en revenant sur l'ïle...a eu une autre vie), les traditions insulaires et le contexte politico-religieux (l'antagonisme entre catholicisme et protestantisme). C'est une vraie réussite d'écriture car l'auteur alterne les chapitres du récit de l'enquête avec ceux racontés par Tormod qui va fouiller au fond de son cerveau pour nous faire revivre son enfance sur lîle de Lewis. Se souvenir, certes, mais tout est très confus chez Tormod, frappé par cette maladie gérontologique qui rend la mémoire très approximative voire faillible.

  Et puis, Peter May est un maître pour décrire la lande et le vent. Ce roman est un beau voyage dans les terres septentrionales d'Ecosse, là où les hommes d'une nature forte et rustique s'accomodent d'un environnement rugueux qui leur ressemble . "Le chuchotement de la mer emplissait la nuit. Elle semblait souffler, comme soulagée de ne pas avoir, pour un temps, à remplir son rôle d'élément sans cesse en colère. Une lune presque pleine était perchée dans le ciel et illuminait le sable et l'eau d'une lumière qui accentuait sur leurs visages à demi éclairés les zones d'ombres et les vérités enfouies. [...] Une poésie nocturne, portée tout au long de la plage par des vagues lentes, bouillonnantes comme la source d'Hippocrène." (source des Muses dans la mythologie ndlr).

  Un policier donc avec une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages mais pas seulement; j'ai aussi beaucoup aimé l'écriture sobre de Peter May...j'y reviendrai assurément.

 


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posté le 10-03-2018 à 04:16:03

En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut

 

 

 

 

 

  

 Un livre qui fait danser les sentiments, j'ai adoré.

"Mes parents dansaient tout le temps, partout. avec leurs amis la nuit, tous les deux le matin et l'après-midi. Parfois je dansais avec eux. ils dansaient avec des façons vraiment incroyables, ils bousculaient tout sur leur passage, mon père lachait ma mère dans l'atmosphèrela rattrapait par les ongles après une pirouette, parfois deux, même trois. Il la balançait sous ses jambes, la faisait voler autour de lui comme une girouette, et quand il la lâchait complètement sans faire exprès Maman se retrouvait les fesses par terre et sa robe autour comme une tasse sur une soucoupe.

 

  C'est grâce à l'émission de François Busnel "La grande librairie" que j'ai découvert l'auteur Olivier Bourdeaut. De belle manière, il venait présenter son nouveau roman " Pactum salis". Et puisque son premier livre avait fait le buzz, il me prit l'envie de lire cet énigmatique "En attendant Bojangles".

  Mais qui est donc Bojangles...? Et bien c'est le nom d'un homme , "Mister Bojangles" et aussi le titre d'une chanson.

"I knew a man, Bojangles and he danced for you..." 

Et c'est sur cette chanson interprêtée par Nina Simone que danse à tout bout de champ un couple fou d'amour, composé de 2 personnages ô combien fantasques. L'histoire d'une famille qui s'aime, insouciante et déjantée.

  Dans cette famille, on ne pense qu'à faire la fête, vivre au jour le jour, boire des cocktails et faire fi des contingences et des règles, car tout est guidé par le plaisir et la douce folie de la maman qui donne le ton.  Chez eux, (..d'ailleurs, comment s'appellent-ils? On ne le sait pas mais juste que, chaque jour, le père donne un nouveau prénom à son épouse.)...chez eux, donc, on peut dire merde à la maîtresse d'école du fiston et ne pas s'excuser auprès des emmerdeurs pollueurs de la vie. ici, pas de ronchonchon admis.

 Le plus souvent, c'est l'enfant qui raconte l'histoire de sa famille, une histoire comico-tragique, loufoque et dramatique. Et puis, comme le père, après avoir fait fortune en étant "ouvreur de garages", est devenu écriivain, on lit partiellement le manuscrit qui va devenir le livre dans le livre. Alors c'est gai, c'est joyeux, c'est rigolo, l'écriture est virevoltante et poétique, c'est plein d'une candeur qui charme, les mots, les phrases s'enchainent dans ce récit du bonheur d'une vie de famille. Chaque page de ce livre révèle un trésor...( par conséquent, il m'est trop difficile pour citer un extrait!).

  Mais tout n'ira pas si bien jusqu'à la fin du roman car la douce folie qui, pour autant qu'elle va sublimer la vie de cette famille, va aussi la désorganiser, la désunir, la mortifier..dans son amplification ultime. 

  A vous de découvrir et de vous émerveiller de ce livre et de cette fin, belle et riche en émotions. 

 

"Certains ne deviennt jamais fous...Leurs vies doivent être bien ennuyeuses."

Charles Bukowski 

 

PS: à signaler, "En attendant Bojangles" est devenu une pièce de théâtre  (théâtre de la Pépinière à Paris) et si vous avez adoré le texte, vous adorerez la mise en scène et la superbe interprétation des 3 comédiens. 

 


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posté le 10-02-2018 à 06:27:12

Histoire d'un allemand de Sebastian Haffner

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  Ce livre, qui décrit l'arrivée du nazisme, a été écrit en 1938 en Angleterre puisque l'auteur s'y exila juste avant la guerre; chose extraordinaire, il ne fut publié qu'en l'an 2000. Il rencontra alors un énorme succés. Un livre qui le mérite vraiment.

  Sebastian Hafner est un simple conteur de son histoire mais qui est bien évidemment l'Histoire, la grande et tragique, l'Histoire d'un peuple et l'Histoire du monde...L"Histoire d'un allemand " est un titre bien modeste car c'est l'histoire d'un bien grand nombre. Quittant l'Allemagne nazie, le journaliste allemand ne se sent pas bien à l'aise avec son attitude, qui est celle de beaucoup d'Allemands à l'époque, il semble un peu culpabiliser. "Je vais conter l'histoire d'un duel...entre deux adversaires très inégaux: un Etat extrêmement puissant, fort impitoyable et un petit individu anonyme et inconnu."

 Toujours est-il que ce récit de souvenirs est un intense témoignage prémonitoire, écrit en 1938; il est une exceptionnelle explication du comment et du pourquoi l'immense majorité des Allemands ont suivi Hitler sans être intrinséquement des nazis, comment s'est construit cette folie collective..

  Dès 1919 et la sortie de la guerre, Sebastien Hafner et à travers lui, l'Allemagne, n'a pas compris sa défaite. Il compare sa douleur d'avoir perdu la guerre, lui, encore un enfant qui "doute quant à la validité des règles du jeu" et Hitler, caporal pendant la Grande Guerre, à qui cette défaite ne fait  éprouver que "rage, défi et la résolution d'entrer en politique". Et il ajoute: "Je ne puis m'empêcher de trouver la maturité du garçon de 11 ans supérieure à celle de l'homme de 29. Quoi qu'il en soit, dès cet instant, il était écrit que je ne serai pas en bons termes avec le troisième reich hitlérien.

  Après l'effondrement militaire allemand et la traité de Versailles qui humilie la nation, le peuple allemand, se sentant trahi par ses chefs militaires et politiques, va finalement basculer et faire naître le nazisme. S.Hafner explique parfaitement à travers son histoire singulière le destin de son pays. La jeunesse allemande, bercée par 4 années d'ivresse patriotique et belliqueuse, ne pouvait s'engager avec le mouvement des communistes rouges qui" voulait tout prendre, tuer les parents s'ils avaient de l'argent et installer un régime terrible comme en Russie".

  Démilitarisée, l'Allemagne vit des heures pénibles dans sa reconstruction et en 1919, S.Hafner décrit les troubles dans le pays (émeutes, grèves, attentats, putsch), parlant même d'une révolution, passage de l'Histoire forcément très méconnue chez nous, peuple français victorieux et également en pleine reconstruction. Les conditions étant réunies, l'auteur s'étonne que les allemands ne créérent pas dès cette année la troisième reich. Il évoque le fait que le peuple allemand  "qui fait sans nul doute preuve d'une bravoure exemplaire sur le champ de bataille devient couard ds qu'il s'agit de s'opposer à l'autorité". Intéressante remarque qui en dit long sur la différence entre Allemands et Français !

  En 1921, un homme surgit sur la scène politiques , c'est Walter Rathenau. Industriel issu d'une famille juive, Hafner le décrit comme un homme brillant 'il aurait pu être philosophe allemand en 1800, un roi de la finance internationale en 1850, un grand rabbin...". Pour Hafner, l'homme de la situation pour l'Allemagne. Mais son destin et celui de l'Allemagne tout autre, puisqu'il fut assassiné. Le pays se choisit un autre guide plus tard, malheureusement.

  La 1ère partie du livre mentionne toutes les conditions qui ont favorisées l'émergence du nazisme et S.Hafner: la crise économique (responsabilité imputée à l'étranger), les années ultra-sportives 1924, 1925,1926 où "le nombre de licenciés et de spectateurs fut multiplié par 10" et où l'auteur indique qu'un record en athlétisme  "provoquait exactement les même sentiments naguère que 20 000 russes faits prisonniers" - une sorte de folie collective qualifiée "d'abrutissement soudain, manifeste et généralisé de la jeunesse" et et dont les hommes politiques de tout bord n'avaient de cesse de faire des louanges. Et puis Hafner déplore le manque de culture, de dialogue et de débat d'idées des Allemands dans les années 20. sa faible aptitude à la vie privée et au bonheur individuel; pour lui, "seule une minorité entend quelque chose à la vie et se montre capable de lui donner un sens". D'où cette ivresse collective naissante...

  Le nazisme se met en place et Hafner a des mots absolument terrible. Terrible et magnifique. Qui peut aussi bien décrire cette folie qu'un Allemand, un homme qui a vécu de l'intérieur ces événements et cet avènement? Hitler devint chancelier. "Certes, c'était dans l'air depuis longtemps. Il fallait s'y attendre. Et pourtant, c'était tellement irréel [...]. L'espace d'un instant, je sentis presque physiquement l'odeur du sang et de la boue qui flottait autour de cet homme, je perçus quelque chose comme l'approche dangereuse et révulsante d'un animal prédateur..." De nombreux passages du livre sont magnifiquement écrits, l'intensité du texte est incroyable.

  Un peu après, les premières mesures prises contre les Juifs en 1933 passent presque dans un certain anonymat, une apathie collective. Hafner évoque bien ce fait en ces termes: la remise en cause de la cohabitation des Hommes sur terre ". C'est le boycott de tous les magasins. Et puis, "une campagne d'information contre les Juifs. Des tracts, des affiches, des réunions informèrent les Allemands qu'ils étaient dans l'erreur en tenant les Juifs comme des êtres humains. " !!!

L'horreur des propos (puis des actes) n'allait pas s'arrêter là (on le sait bien), et même si elle suscita l' effroi de certains, elle convainquit le plus grand nombre, et souvent par la force.

  S. Hafner, qui sent la menace et qui se déclare "aryen", ne boycottera ni sa petite amie juive Charlie , ni Frank son meilleur ami juif également. Les anecdotes qu'il raconte sont toutes plus affligeantes les unes que les autres et montre que ces nazis ont véritablement effectué une "chasse à l'homme". Terrible de réalité.

  Je pourrais reciter, récrire tant de passages de ce livre historique exceptionnel. Je concluerai cet éloge pour ce texte par une question plus globale que pose S.Hafner, d'une beauté simple pour le commun des mortels:

" Qu'est-ce que l'histoire? Où se joue-telle?

L'histoire de la décennie présente apparaît alors comme un tournoi d'échecs entre Hitler, Mussolini, Tchang Ka¨-Chek, Roosevelt, Chamberlain, Daladier et quelques douzaines d'hommes dont les noms sont plus ou moins dans toutes les bouches. Nous autres, les anonymes, sommes tout au plus les objets de l'histoire, les pions que les joueurs d'échecs poussent, laissent en plan, sacrifient et massacrent[...] et paradoxalement "les décisions historiques qui comptent vraiment se jouent entre nous, les anonymes, dans le coeur de chaque individu placé là par le hasard, et qu'en regard de toutes ces décisions simultanées, qui échappent même souvent à ceux qui les prennent, les dictateurs, les ministres et les généraux sont totalement désarmés."

  Voici un bien beau message pour notre vie, notre comportement personnel dans la société, un regard particulier et qui renvoie à l'actualité alors que notre monde parait en danger ou dangereux (sans doute une crainte due à la surmédiatisation récente). Non pas qu'il faille s'alarmer, mais il est important de penser que malgré Trump, Kim yo-Jong ou Daesh, c'est bien nous, chaque jour, qui faisons peu ou prou l'histoire des hommes.

 

 


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